lunes, 3 de marzo de 2014

Évolution sémantique du terme philologie

Pour Platon, est philología le goût pour la littérature et, plus généralement, pour l'érudition. Le mot s'applique ensuite, chez les Grecs anciens, à toute dissertation littéraire, érudite, ou dialectique. Au xvie siècle, les érudits de la Renaissance englobent sous le mot philologie ces connaissances héritées de l'antiquité gréco-romaine que le xixe siècle regroupera sous le vocable humanisme
Le philosophe allemand Christian von Wolff (1679-1754) élargira ensuite la notion de philologie à l'étude de toutes les manifestations de l'esprit humain dans l'espace et dans le tempsAugust Böckh va dans le même sens et oppose la philologie à la philosophie : la philosophie est la science de la connaissance déjà produite par le passé, « Toutes les autres sciences plongent leurs racines dans la philosophie et la philologie ».
Ce siècle parlera de philologie classique, ou romane, ou germanique, ou orientale.
Pour Nietzsche, un signe distinctif du théologien est son inaptitude à la philologie : « J’entends ici le mot « philologie » dans un sens très général : savoir déchiffrer des faits sans les fausser par des interprétations. »
Au xxe siècle naissant, la définition du mot philologie se réduit à l'ensemble des notions nécessaires à l'étude littéraire d'une langue, fournies par la paléographie et l'étude critique des textes, étayée par celle de toutes les formes de grammaire et de linguistique. Le philologue inventorie, enregistre et ordonne des faits littéraires, le linguiste compare ces faits et tente d'en découvrir les lois organiques.

No hay comentarios:

Publicar un comentario